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À propos de la pêcherie

La récolte du homard le long de la côte atlantique escarpée est imprégnée de tradition et, mis à part quelques progrès réalisés dans la technologie des bateaux et de l’équipement, elle est demeurée largement inchangée depuis 150 ans. La journée d’un pêcheur de homards commence généralement avant le lever du soleil et bien avant l’heure à laquelle la plupart des gens songent à prendre leur première tasse de café. Le travail commence en coupant l’appât, en général du hareng ou du maquereau, et en préparant le bateau et l’équipement pour la journée. À l’aube, vers 5 h, les bateaux s’en vont au large pour vérifier les casiers.

La majorité de la pêche au homard au Canada s’effectue dans un rayon de 15 kilomètres de la côte. C’est assez près pour permettre aux bateaux de revenir à la fin de chaque journée, mais c’est quand même assez loin de la côte pour respecter la rigueur de l’Atlantique Nord. Chaque pêcheur de homards a ses propres bouées colorées identifiant l’emplacement de ses casiers. Le bateau s’approche de la bouée et le pêcheur attrape les lignes à l’aide d’une gaffe (longue perche munie d’un crochet), puis les attache ensuite à un treuil électronique qui les sort de l’eau. Les homards sont examinés avec soin et on mesure la longueur de leur carapace avec une règle en métal pour s’assurer qu’ils ont bien la taille réglementaire. Les homards trop petits et les femelles grainées (portant des œufs) sont relâchés. Bien que cette méthode de récolte du homard soit très exigeante en main-d’œuvre, elle ne porte pas atteinte à l’environnement et elle maintient l’intégrité du fond marin en le perturbant le moins possible. Une fois les homards sortis des casiers, ceux-ci sont appâtés à nouveau et remis dans l’eau.

Le nombre de casiers permis par licence de pêche au homard varie d’une ZPH (Zone de pêche du homard) à l’autre, mais c’est en général de 200 à 300 casiers.

On sépare en général les homards en deux groupes, ceux qui seront vendus vivants et ceux qui sont destinés à être transformés pour en faire divers produits. Les homards vendus vivants sont envoyés dans des viviers de stockage tandis que ceux qui seront transformés sont placés dans des unités réfrigérées pour une courte période jusqu’à ce qu’ils soient cuits ou transformés pour obtenir des produits de viande crue, en général le soir même de leur capture.

Les nouvelles technologies de transformation et d’emballage permettent aux entreprises de transformation de congeler rapidement les homards cuits entiers et la chair de homard transformée. La congélation rapide conserve le jus et la saveur naturels, fournissant ainsi un produit de la plus haute qualité. La courte période entre la récolte et la transformation garantit aux consommateurs qui choisissent du homard de l’Atlantique canadien transformé que le produit est aussi frais que le jour où il a été pêché.

Toutes les installations de transformation du homard sont titulaires d’un permis provincial et elles sont aussi immatriculées au fédéral afin d’assurer que seules les meilleures pratiques possibles de sécurité alimentaire et de manutention des aliments sont employées. Les normes de délivrance de permis stipulent que chaque installation de transformation doit avoir satisfait aux exigences des normes du PGQ (Programme de gestion de la qualité) internationalement reconnues. Ce programme est mis en application et contrôlé par l’Agence canadienne d’inspection des aliments grâce à des vérifications régulières des usines.

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